Glouglou. « Je voudrais boire plus d’eau mais on m’en empêche » : sans fontaine fonctionnelle, les étudiants en stress hydrique face à un « tueur de fontaine » ?

Depuis le 10 septembre, les deux fontaines à eau du rez-de-chaussée sont largement défaillantes. Privés d'eau fraîche, les étudiants s'interrogent et redoutent l'avenir, alors qu'un suspect a été identifié par Déléguez.

Depuis le 10 septembre dernier, les étudiants de l’ESJ Lille ont remarqué un comportement suspect des deux fontaines à eau de l’établissement. Photo Deleguez.

C’est une série de dysfonctionnements qui fait déjà parler. Depuis le 10 septembre dernier, les étudiants de l’ESJ Lille ont remarqué un comportement suspect des deux fontaines à eau de l’établissement. Pire, depuis ce matin, celle de la cafétéria est totalement hors service. Mathildo* est une grande habituée de l’hydratation. Toujours avec sa gourde bleue ciel, on a plus de chances de la croiser devant la fontaine de la cafét’ que devant l’école, clope au bec. Elle a accepté de témoigner pour Déléguez. « D’abord ça a commencé par un débit très faible, se souvient-elle. Au lieu de mettre 15 secondes, j’ai mis 1 minute 30. Et aujourd’hui, ça a empiré… il n’y a plus un filet. »

« Je suis déshydratée »

Une situation qui a déjà de lourdes répercussions sur sa santé. « Je suis déshydratée, j’ai des maux de tête et des maux de gorge », affirme-t-elle, sans savoir qu’un robinet existe à la cafétéria. Vécue comme une injustice, la situation la révolte. « Je voudrais boire plus d’eau, mais on m’en empêche. » Elle ne met pas en cause l’établissement, mais déclare « en vouloir à la fontaine ».

Plusieurs témoins affirment pourtant avoir vu un technicien « à quatre pattes en train de réparer la fontaine » la semaine dernière, une information que Deleguez a pu vérifier.

Un coupable s’est dénoncé.

Deleguez, premier sur l’actu, a réussi à obtenir une confidence exclusive d’un « tueur de fontaine », qui a préféré garder l’anonymat. « J’avoue, c’est moi qui ai cassé celle du couloir », lâche-t-il, un sourire aux lèvres. « J’ai involontairement versé ma gourde dedans, et après elle a arrêté de fonctionner. » Un acte de barbarie qui détonne avec la personnalité calme et intellectuelle du suspect numéro un. Il assure ne pas avoir vu l’affiche en police 30 demandant aux étudiants de ne pas faire ça… Décevant pour un journaliste.