Aujourd’hui, la justice est morte, ou peut-être hier, nous ne savons pas.
L’élection des délégué.e.s qui s’est tenue le 24 septembre a vu Germain DC et Manon LDC remporter le suffrage, à une petite voix près. Le peuple s’est exprimé. Qu’il en soit ainsi. Nous leur souhaitons bon courage dans leur tâche.
Mais depuis ce jour fatidique, la grisaille lilloise s’est installée dans la tête de certains d’entre nous. Même le temps pleure, à nos côtés. Peut-être que la pluie aidera à camoufler nos larmes…
Un seul être vous manque, et tout est dépeuplé
On aura beau nous dire tout ce qu’on veut, il n’empêche qu’iels ne pourront pas se dédoubler un mois sur deux, quand iels seront à Paris, pendant que nous, les lillois.es à 100 % seront bloqué.es entre les quatres murs de l’ESJ. Qui va dialoguer avec l’administration pendant ces moments-là ? Comment joindre Manon, quand elle enquêtera sur le nouveau scandale écologique qui touchera l’agriculture ? Germain aura t-il seulement le temps d’ouvrir son téléphone quand il sera en pleine troisième mi-temps ? Comment peuvent-iels assurer le relais de nos inquiétudes ou revendications en étant absent.e.s ?
Nous ne remettons pas en cause les qualités personnelles de Germain DC et Manon LDC à faire le pont entre les étudiants et l’institution. L’année dernière, iels ont su nous rassembler et nous représenter, nous, la meilleure promo de l’histoire, pour citer un grand homme. Manon, Germain, nous sommes heureux de vous voir briller et organiserons des viewing parties de vos exploits en alternances dans le moyen amphi #proudmom.
Au delà de l’Homme, le système
Mais nous critiquons le système qui leur a permis de se maintenir. Pourquoi l’administration n’a-t-elle pas demandé à avoir une mixité 100 % école / alternant.e dans les binômes de délégué.e.s au même titre que la mixité de genre ? Est-ce car elle voit d’un bon œil le profil des désormais réélu.e.s qui assurent que leur rôle n’est pas de relayer les informations partagées en CA ? Qui a le droit de nous imposer une telle absence, un tel manque de représentation ?
Toutes ces questions restent en suspens. Mais une chose est certaine : cette élection laisse un goût amer aux 100 % école. Une goutte de plus dans un vase qui contient déjà un projet annuel flou, des spés thématiques qui s’annoncent erratiques et un ressentiment à ne pas avoir décroché d’alternance. Attention, tout de même à ne pas faire déborder le vase. Car qui sème le vent récolte la tempête. Il ne faut pas jeter de l’huile sur le feu au risque de se brûler les ailes. Oui, oui, tout vient à point à qui sait attendre.





